La Swisspeakstrail, 360 km et 25000 m de D+.

Je finis 27e sur 196 finishers, 101 abandons.


UTCAM, 145 km, 9500 m de D+.

Je finis 33e sur 163 finishers, 108 abandons, 27 arrêtés hors délais, donc 135 n’ont pas vu l’arrivée …


Challenge 2018 : la Swisspeaks 360 !!

Rdv le 2 septembre en Suisse pour un ultratrail de 360 km, 25000 m de D+ à réaliser en moins de 160 h …


Le Grand Raid des Cathares, 174 km, 7700 m de D+.

Je finis 9e sur 73 finishers, 114 au départ.


UTMB, 167 km, 10000 m de D+.

En juillet 2012 j’ai couru mon premier trail en Bretagne … Depuis ce moment j’ai fantasmé sur le fait qu’un jour je puisse participer à l’Ultra Trail du Mont Blanc, voilà, le rêve est devenu réalité.

Je finis 244e en 32 h 42 mn sur 2537 coureurs au départ, 1686 à l’arrivée, soit 851 abandons !


La 6666 , 119 km, 7000 m de D+.

Je finis 30e sur 208 finishers, 271 au départ, en 21 h 33 mn.

 


UTMB 2017 – Inscription validée.

Après deux années à échouer au tirage au sort, mon inscription à l’UTMB est officielle pour 2017 !!!

En juillet 2012, j’ai couru mon premier trail, c’était le Trail du Bout du Monde, en Bretagne, 55 km, 1000m de D+, juste après en achetant un magazine , j’ai découvert l’existence de l’UTMB… Le fantasme est aussitôt apparu, courir un jour cette épreuve ! D’où la naissance d’une passion pour la course à pied en pleine nature, et une évolution progressive vers les ultratrails.

Aujourd’hui le fantasme est devenu réalité !!!

Rdv le 1er septembre à Chamonix.

 


Infernal des Vosges 200 km, 11000 m de D+.

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Ultratrail Oh Meu Deus, Portugal, 160 km, 8000 m de D+.

Je termine en 27h 17mn.

 


Ultra du Pas du Diable – 120 km, 6500 m de D+.

Je pourrais commencer mon récit par, « samedi 23 avril, 4h00, départ de l’ultra… », mais ce serait trop facile.

L’histoire commence d’abord la veille avec ma petite Flo qui me conduit à Piolenc, elle me dépose chez Steph chez qui on va retrouver Philippe, et tous les trois on doit prendre la route vers 14h, direction Saint Jean du Bruel.

Un voyage bien sûr durant lequel les discussions n’ont pas cessé une seconde…

Arrivés à destination on a déposé nos affaires dans notre petite chambre, avant rapidement de rejoindre le chapiteau pour récupérer nos dossards et faire vérifier nos sacs, un petit tour à la conférence puis on décide de rentrer à l’hôtel pour dîner tôt et se coucher, dès que possible. On a avait prévu notre repas grâce au micro-ondes de Steph, le top ! Et dès 21h30 on a pu se coucher, Steph dans le petit-lit, et Philippe avec moi dans le grand.

Je vous laisse imaginer la suite, entre le stress de l’avant course, les envies de faire pipi ou plus… les nez bouchés, les éternuements, un téléphone portable qui tombe dans les wc, et subitement il est 2h15 et il faut se lever !!! Mais c’est génial ! Une vraie nuit qui laissera des supers souvenirs !

Un bon petit-déjeuner, et on se retrouve rapidement sur la ligne de départ.

Il est 4h00…quelques retardataires, le départ est donné à 4h05, sous une bruine bretonne.

J’avais estimé que la température n’était pas trop froide et que la pluie ne serait pas importante, donc j’ai pris le risque de m’habiller avec un short, un t-shirt, un haut long, et juste un petit coupe vent très léger sans manche, pas de gant, pas de bonnet… car j’ai souvent peur d’être trop couvert, donc de trop suer, et ensuite d’avoir froid. Finalement j’ai fait un très bon choix car je ne changerai rien à ma tenue jusqu’au soir (sauf les chaussures).

Dès le début je me sens bien, avec une envie de courir alors que beaucoup marchent dès les premières pentes, je me faufile, pour essayer de trouver mon rythme, je double Steph, puis continue dynamiquement dans la nuit, sous une pluie éparse. J’arrive en avance sur mes prévisions au premier ravito, ce qui me fait plaisir et me donne la pêche pour la suite. J’étais parti en laissant mes bâtons sur le sac, et je décide de continuer ainsi. J’avais d’ailleurs dit à mes collègues que j’aimerais utiliser mes bâtons que à partir de la montée du Saint Guiral…ce sera le cas…

Le fait de ne pas les avoir était finalement un avantage,  je me sentais à l’aise dans les montées et les descentes et surtout dans les parties roulantes je me suis efforcé de courir, car finalement sur cet ultra il y a beaucoup de km où il faut essayer de courir, ce qui est difficile avec le temps, et souvent dans ces cas là les bâtons peuvent donner une excuse pour marche « rapidement »…mais quoiqu’il en soit on peut perdre des minutes.

Je suis ainsi arrivé à mi-course toujours en avance sur mes estimations, ce qui m’a permis de bien me restaurer, faire les pleins, changer de chaussettes et de chaussures et de repartir avec un super mental. La vingtaine de kms qui a suivi fut aérienne car souvent au-dessus des 1000 m, histoire de bien profiter des paysages, car le ciel s’était enfin un peu dégagé, à certains moments j’ai même eu un peu chaud ! Je suis arrivé au ravito du col des Morières, au 82e, je le cite car j’y ai mangé de la saucisse de sanglier, je me serais laissé allé j’aurais eu le droit au vin rouge et à la goutte…heureusement j’ai résisté ! Encore une dizaine de km difficiles pour enfin arrivé à Aumessas, km 92. Il fait encore jour, je profite pleinement de cette pause en sachant qu’il ne reste plus que 28 km, avec le Saint Guiral au milieu, plus un bon nombre de petites ascensions assez mortelles…

Depuis déjà de nombreux kms, nous étions quelques coureurs à nous retrouvés aux ravitos, à se doubler chacun notre tour, et l’approche de la fin de cet ultra m’a beaucoup motivé à ne pas subir , à ne pas me laisser faire. J’ai enfin sorti les bâtons, et j’ai commencé  à être plus agressif dans les montées, j’ai ainsi plusieurs fois doublé des gars, qui me redoublaient en descente…et ça commençait à m’énerver, donc à me booster ! La nuit tombait doucement, le vent était très fort, la température chutait, j’ai fini par attendre un coin abrité puis j’ai mis ma veste de pluie, mon bonnet et mes gants, ma frontale, et je me suis mis en tête d’aller au bout le plus vite possible. La montée du Saint Guiral fut assez facile, par contre la suite n’en finissait pas, je croyais qu’on était sur la descente finale et non, ça remontait, mais chaque fois ça me permettait de faire le trou avec mes poursuivants, car je m’étais persuadé que j’avais des coureurs très proches et qu’ils allaient me griller à quelques centaines de mètres de l’arrivée.

Cette pression m’a permis d’aller jusqu’au bout sans ralentir.

Je franchis la ligne vers minuit trente, après 20h23’48 », 39e sur 241 finishers, environ 80 abandons.

Le suivant est arrivé 8 mn après moi….je me suis donc fait un bon délire !!!

Je retrouve Philippe qui a fini 17e !!!! Un monstre ce gars !! Je bois ma bière….puis une 2e, puis Philippe m’emmène au camping où je peux prendre une douche bien méritée. Ensuite on s’est offert une petite nuit sur la scène de la salle polyvalente avant de retrouver le matin notre Steph qui en finissait avec son ultra, après avoir bien pris le temps de visiter le pays.

Rapidement ensuite on prenait le chemin du retour, tous bien fatigués. Pour un voyage plus calme qu’à l’aller… De retour à Piolenc, m’a Flo est venue me récupérer pour rejoindre notre foyer, et retrouver nos 3 chiens qui m’on fait une fête de folie !!!!!!!!

Merci à Philippe et Steph pour m’avoir amené en Aveyron . Et ce fut super sympa de partager cette belle aventure !

Bravo aux organisateurs pour leur maîtrise de leur événement.

ET un très grand merci aux bénévoles pour leur gentillesse, leur disponibilité….leurs produits locaux !